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Point de vue de TMX – Congrès de l’ACPE 2019 : un optimisme ravivé

26 mars 2019

Un article de Dean McPherson, chef du développement des affaires, secteur minier mondial

En raison de son envergure et de son rayonnement mondial, le congrès de l'Association canadienne de prospecteurs et entrepreneurs (ACPE), principal événement international du secteur de l'exploration minière et de la mise en valeur des minéraux, constitue l'occasion par excellence de sonder l'humeur de l'ensemble du secteur. Cette année, l'atmosphère encourageante et accueillante qui régnait dans les divers panels, ateliers, réunions et tables rondes témoignait d'un sentiment de relance du secteur perceptible durant tout le congrès.

Soutien et participation marqués des gouvernements

Chaque année, des représentants gouvernementaux des quatre coins du globe assistent à ce congrès. Qu'il s'agisse de Mercedes Aráoz, vice-présidente du Pérou, ou de Justin Trudeau, premier ministre du Canada, j'ai noté cette année une recrudescence de la participation des hauts dirigeants gouvernementaux, qui ne se limitait pas à l'aspect cérémonial. Cela s'inscrit dans un mouvement qui fait en sorte que les plus hauts représentants gouvernementaux mettent la main à la pâte pour trouver des solutions qui permettront au secteur minier d'effectuer un passage à l'ère 2.0.

Justin Trudeau et Glenn Mullan, président de l'ACPE, ont discuté de la nécessité d'innover, de durabilité, de l'adhésion des collectivités et de changements réglementaires qui contribueront à l'essor du secteur. Le leadership indéniable affiché par le Canada dans l'instauration d'un écosystème minier mondial durable constitue une évolution très favorable pour le secteur.

Selon Francisco Quiroga, sous-secrétaire aux mines au sein de ministère de l'Économie du Mexique, les intervenants du secteur doivent cesser de chercher des responsables pour les erreurs passées et collaborer pour élaborer des solutions. Lors de la table ronde des chefs de la direction organisée par TMX, il a invité les participants à faire état des problèmes auxquels doivent s'attaquer les sociétés minières au Mexique, mais surtout à suggérer des solutions possibles qui pourraient être envisagées par son gouvernement. Il est encourageant de voir les décideurs se présenter à la table des discussions et, dans bien des cas, prendre des mesures pour transformer le secteur.

Cap sur le secteur minier 2.0 : les progrès accomplis

Une grande fébrilité régnait l'an dernier à l'approche d'élections dans de nombreux pays d'Amérique latine et d'Afrique. Bien qu'il reste une foule de défis à relever dans l'ensemble des pays (le Canada y compris), les progrès sont perceptibles et on constate une volonté de surmonter les obstacles en route vers l'ère 2.0 du secteur minier. En bref, la plupart des pays semblent mettre l'épaule à la roue afin de réduire le risque, ce qui peut susciter de l'optimisme chez les investisseurs miniers.

Une suggestion intéressante qui a été accueillie favorablement par tous les gouvernements était d'encourager la participation à long terme des employés et des communautés dans la création de richesse. La plupart des intervenants s'entendaient pour dire que cette visée doit reposer sur l'éducation et sur des structures qui rendent possible la participation aux capitaux propres, par exemple grâce à des programmes locaux d'achat d'actions pour les employés permettant à ces derniers de devenir actionnaires. Les sociétés inscrites à la cote de la Bourse de croissance TSX sont automatiquement admissibles à l'inscription à la bourse de Santiago, de sorte que les sociétés intercotées sont en mesure d'offrir aux acteurs locaux une participation aux capitaux propres dans la monnaie du pays. Par le truchement du marché intégré latino-américain, l'intercotation élargit la possibilité de participation locale à la Colombie, au Mexique et au Pérou.

Les « yeux baladeurs » et la dynamique du financement dans le secteur minier

Depuis son retour l'an dernier, l'optimisme du secteur a traversé indemne la période de difficultés et de volatilité croissante des marchés.

Cette année, j'ai croisé davantage de hauts dirigeants de grandes sociétés minières internationales ayant ce que j'appelle les « yeux baladeurs ». Tout le monde semble suivre de plus près le vent de fusions et d'acquisitions, d'autant plus que les principaux acteurs cherchent les occasions d'optimiser leurs activités et de réduire les frais d'exploration et de mise en valeur dans un contexte de pénurie de matières premières importantes comme le cuivre.

Durant le congrès, l'optimisme ravivé était palpable parmi les petites sociétés et les sociétés d'exploration lors des déjeuners et des rencontres individuelles. À n'en pas douter, les annonces de fusions et acquisitions et de coentreprises se poursuivront dans l'immédiat.

Outre les fusions et acquisitions, les coentreprises et les autres options de financement structurées, le penchant pour l'optimisme dans ce nouveau contexte de « volatilité imminente » a souvent été au cœur des discussions. Cet optimisme se fonde sur des données fondamentales probantes, des prévisions de croissance économique mondiale favorables, mais modérées, ainsi que sur la hausse du prix des matières premières dans un contexte de pénurie à court et moyen termes. Ce n'est qu'une question de temps avant que le rendement des titres boursiers ne reflète cet optimisme, de sorte qu'une société minière donnée aura tout intérêt à être inscrite à la cote du principal marché boursier mondial pour le secteur minier lorsque se produira un changement de conjoncture.

Le présent article a été rédigé à titre informatif uniquement; il ne vise à communiquer aucun conseil. Le présent article ne constitue ni un cautionnement ni une recommandation à l'égard de titres particuliers dans un quelconque secteur; il ne constitue pas non plus une invitation à acheter des titres inscrits à la cote de la Bourse de croissance TSX ou de la Bourse de Toronto. L'inscription à la cote de la Bourse de croissance TSX ou de la Bourse de Toronto ne garantit pas le rendement futur d'un titre ou d'un émetteur.